43 jours
44'
France, 1993

Production : INA

Programmé par Fabien David

Français

Arts Parole



Résumé


Entretien entre Marguerite Duras et Benoît Jacquot, autour de l'écriture et de la solitude, dans la maison où elle vécut seule pendant plusieurs années. Années pendant lesquelles elle écrivit "Le Vice-Consul" et "Le Ravissement de Lol V. Stein".

L'avis de Tënk


"Quoi faire de la solitude que je vivais dans cette maison ? Ça a commencé comme ça, comme une blague. Peut-être écrire."
ll y a, on le sait, des films-maisons, comme certains films de Jean-Daniel Pollet et de Jacques Doillon, ou le film posthume de Manoel de Oliveira. "Écrire" en est un à sa façon. Benoît Jacquot y interroge Marguerite Duras précisément quant à la relation qu'elle entretient au lieu même de sa pratique d'écrivain, cette maison de Neauphle-le-Château si familière à ses lecteur·rices, et que Caroline Champetier filme ici superbement. Intrinsèquement liée à la "solitude essentielle" dans laquelle et avec laquelle Duras a écrit certains de ses livres, où elle a aussi tourné ses plus beaux films peut-être, cette relation quasi organique à la maison est sensible notamment dans "Nathalie Granger" et dans "Le Camion". Comme ce dernier, "Écrire" est devenu un livre ; il est aussi beau que le film.

 

Fabien David
Programmateur du cinéma Le Bourguet de Forcalquier


Cinéaste(s)


Benoît Jacquot

Benoît Jacquot

Né en 1947, Benoît Jacquot débute en 1965 comme assistant réalisateur pour Bernard Borderie, avant de travailler pour Marguerite Duras, Marcel Carné et Roger Vadim. Après des débuts à la télévision, il réalise essentiellement des documentaires et des adaptations d’œuvres littéraires – son premier film, "L'Assassin musicien", portant d’ailleurs à l’écran un roman de Dostoïevski. Signant également des mises en scène d’opéra ainsi que des adaptations de spectacles pour le petit écran, citons, côté documentaire, ses films sur le psychanalyste Jacques Lacan, le chorégraphe Merce Cunningham, ou, encore, l'écrivaine Marguerite Duras. En 2013, il reçoit trois césars pour "Les Adieux à la reine".