Disponible en location
87'
France, 2009

Production : Capricci Films

Programmé par Christian Borghino



Résumé


La comédienne Françoise Lebrun vient régulièrement au centre de gérontologie de Maniquerville faire des lectures de Proust aux pensionnaires. C'est l'occasion pour eux d'évoquer ensemble la mémoire d'un temps perdu. Un lien fort s'instaure entre Françoise et Clara, animatrice au centre.

L'avis de Tënk


Certains résidents du Centre de gérontologie de Maniquerville ont oublié depuis combien de temps ils sont là. Ils se souviennent pourtant fort bien de choses plus anciennes. Ils savent aussi combien il leur sera difficile de ne plus voir les arbres du grand parc entourant le château, de ne plus voir le temps passer entre les jeunes bourgeons et les feuilles mortes, lorsque le château deviendra centre pour touristes et qu’à Fécamp on les aura logés en ville.
Ils sont dans un entre-deux-mondes, entre nature et ville, entre quiétude et départ. Avec Françoise, lectrice à la recherche du temps perdu, ils voguent comme Proust dans le va-et-vient des promenades temporelles, entre présent engourdi et souvenirs ravivés par les questions de Clara l’animatrice, et sont fixés pour toujours par Pierre dans son film : chacun à sa manière leur aura offert un moment de temps retrouvé.

Christian Borghino
Adjoint à la direction artistique Cinéma du réel


Cinéaste(s)


Pierre Creton

Pierre Creton

Pierre Creton est cinéaste et ouvrier agricole. Né en 1966, il vit et travaille à Vattetot-sur-mer (Seine Maritime). Il a fait ses études à la Villa Arson (Nice) et à l’Ecole des beaux-arts du Havre. Il décide de rester en pays de Caux et de devenir ouvrier agricole. Choisir une profession considérée comme en bas de l’échelle, relève d’une volonté de vivre les choses comme elles viennent. Pierre Creton réalise ainsi tous ses films dans un territoire spécifique : le Pays de Caux, en Haute-Normandie. Les diverses activités agricoles qu’il y a exercées (apiculteur, ouvrier dans une endiverie, vacher et peseur au contrôle laitier) ont régulièrement servi de cadre ou de prétexte à ses films.