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135'
France, 2007

Production : Wild Side

Programmé par Vladimir Léon



Résumé


Au départ de la carrière de cet avocat énigmatique : la guerre d'Algérie et Djamila Bouhired, la pasionaria qui porte la volonté de libération de son peuple. Le jeune homme de loi épouse la cause anticolonialiste, et la femme. Puis disparaît huit ans. À son retour, Vergès défend les terroristes de tous horizons (Magdalena Kopp, Anis Naccache, Carlos) et des monstres historiques tels que Klaus Barbie. D'affaires sulfureuses en déflagrations terroristes, Barbet Schroeder suit les méandres empruntés par "l'avocat de la terreur", aux confins du politique et du judiciaire. Le cinéaste explore, questionne l'histoire du "terrorisme aveugle" et met à jour des connexions qui donnent le vertige.

L'avis de Tënk


Le film s’ouvre avec Pol Pot et se poursuit par Jacques Vergès défendant calmement l’indéfendable en dégustant un cigare : le génocide Khmer rouge aurait été très exagéré. Dès ce prologue, la parole se pose comme capable de mensonges, de rhétorique, de secrets. L’hypothèse vertigineuse de la dissimulation nourrit alors le romanesque pour mieux nous ramener à la vérité, celle d’un homme engagé se racontant sans jamais tomber le masque, tandis que défile, portée par des témoignages passionnants, l’histoire des luttes de libération et du terrorisme. Un film tendu et captivant de bout en bout.

Vladimir Léon
Réalisateur, producteur aux Films de la Liberté


Cinéaste(s)


Barbet Schroeder

Barbet Schroeder

Né à Téhéran en 1941, Barbet Schroeder, alors étudiant à la Sorbonne, débute sa carrière aux Cahiers du cinéma en 1958. En 1963, Jean-Luc Godard l’engage comme assistant sur "Les Carabiniers". Il créé sa société Les Films du losange qui produit les premiers films d'Eric Rohmer. En 1969, il commence à réaliser fictions et documentaires puis s’exile aux États-Unis en 1987 pour réaliser "Barfly". Son film suivant "Le Mystère von Bülow" vaut l'Oscar et le Golden Globe du Meilleur acteur à Jeremy Irons. Dans les années 1970, parallèlement à ses fictions, il est l'auteur documentaires marquants ("Général Idi Amin Dada", "Koko, Le Gorille qui parle"). Avec "L’Avocat de la terreur" Barbet Schroeder remporte le César 2008 du meilleur documentaire. En 2015, il revient à la fiction avec le film "Amnesia".