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17'
France, 1972

Production : Argos films

Programmé par Brieuc Mével

Français, Anglais

Écologie Classique



Résumé


La baleine a d'abord représenté pour une partie de l'humanité un moyen essentiel de survie. Puis l'industrialisation est apparue, et avec elle le grand capital. La chasse à la baleine est alors devenue un moyen de faire du profit. Le massacre pouvait commencer.

L'avis de Tënk


Au moment de la réalisation de ce film, en 1972, la baleine est au bord de l’extinction. Alors qu’une convention internationale visant à suspendre la chasse vient d’être signée, deux pays, l’URSS et le Japon, la dénoncent, arguant qu’en dépend la survie de leur industrie baleinière. Avec le style piquant qu’on lui connaît, Marker écrit un commentaire acerbe où la recherche du profit est la cause première de ce massacre. En prenant le mammifère géant comme témoin du déséquilibre causé par l’homme sur la nature, Marker et Ruspoli signent un grand film écologique.

Brieuc Mével
Coordinateur réseau d'éducation populaire
à l'environnement et au développement durable


Cinéaste(s)


Chris Marker

Chris Marker

Mario Ruspoli

Mario Ruspoli

Chris Marker nait en 1921 à Neuilly. Il débute des études de philosophie, vite interrompues par le conflit mondial. Après guerre, il travaille au sein de Peuple et culture, commence à écrire pour la revue "Esprit" et à réaliser ses premiers films dont "Lettre de Sibérie" qui le fit plus largement connaître. Écrivain, photographe, cinéaste et finalement artiste multimédia, Chris Marker est l'auteur d'une œuvre protéiforme et novatrice. Son goût pour l'expérimentation éclate dans "La Jetée" (1962), court-métrage d'anticipation annonçant ses thématiques de prédilection : le temps, la mémoire, la puissance des images. La même année, il tourne "Le Joli Mai", dans les rues de Paris, dans l'esprit du cinéma direct. La décennie 70 est marquée par des films engagés dont le plus célèbre, "Le fond de l'air est rouge" (1977), dresse un bilan des luttes des sixties tout autour de la planète. Dans ce sillon politique, il explore les liens entre mémoire individuelle et histoire dans "Sans soleil" (1982) puis dans des hommages posthumes comme "Le Tombeau d'Alexandre" (1993). Dans les années 1990, le plus souvent en collaboration avec le Centre Pompidou de Paris, il  conçoit plusieurs installations qui explorent les frontières entre réel et imaginaire. Il s'éteint à Paris à l'été 2012, faisant figure de référence pour les cinéastes contemporains.