Disponible en location
11'
Allemagne, 1963

Production : Peter Nestler

Programmé par Dario Marchiori



Résumé


Dans un petit village de montagne du canton de Berne, Peter Nestler réalise un film touchant et sensible sur une école maternelle, avec la collaboration de l’enseignante et de son opérateur, qui avait été maître d’école dans une commune voisine. Les enfants lisent leurs rédactions. Nestler les filme avec attention et souci du détail. Mais les distributeurs allemands ne voudront pas du film : d’après eux, les enfants seraient habillés trop pauvrement et leur langue serait trop dialectale pour être compréhensible.

L'avis de Tënk


Dans "Aufsätze", ce sont les écoliers qui nous dévoilent leur vie quotidienne, en nous lisant leurs rédactions, chacun à leur façon. C'est leur regard qu'apprend à suivre Nestler, attentif au moindre geste, en rendant à ce qui paraît banal son épaisseur et sa nécessité. Et nous, spectateurs, réapprenons à voir et recommençons peut-être à comprendre notre monde d'une manière plus fraîche, plus concrète, plus intense – nous avons la chance d'être les véritables élèves.

Dario Marchiori
Enseignant-chercheur et programmateur indépendant


Cinéaste(s)


Peter Nestler

Peter Nestler

Né en 1937, Peter Nestler a étudié la peinture aux Beaux-Arts de Munich et l’imprimerie à Stuttgart puis a été tour à tour ouvrier, marin, forestier, acteur, responsable de programmes pour la télévision, peintre et cinéaste. D’abord en République Fédérale d’Allemagne, puis en Suède où il s’installe et travaille pour la télévision dès 1967, Peter Nestler est un explorateur continuel des rapports de l’Homme à l’Histoire, au travail et aussi au paysage dans lequel il s’inscrit. Il a, en près de 50 ans et 50 films, fait preuve de beaucoup de liberté dans sa démarche d’auteur et bâti une œuvre exigeante, singulière et cohérente qui présente un éventail large de sujets. Peter Nestler se définit par sa simplicité de langage et par la volonté de ne rien déformer et d’admettre que toute vérité garde un secret. Sa griffe réside dans l’usage du commentaire off. Son travail a été remarqué et soutenu par d’autres maîtres du documentaire germanophone tels Klaus Wildenhahn, Harun Farocki et Hartmut Bitomsky.