Disponible en location
100'
France, 1995

Production : Les Films d'Ici

Programmé par Madeline Robert



Résumé


Produire coûte que coûte ! Sauver la boîte coûte que coûte ! Même si on n'est pas payé tout de suite, continuer coûte que coûte ! Trouver de nouveaux clients coûte que coûte ! De nouveaux fournisseurs coûte que coûte ! Chronique d'une petite entreprise niçoise de plats cuisinés où chacun se bat pour un succès qui, malgré tous les efforts, n'arrivera pas. Les mécanismes de la faillite sont exposés dans une succession de tranches de vie quotidienne, sans intervention de la réalisatrice. Intime avec les acteurs de cette aventure – le gérant, les cuisiniers, les secrétaires –, la caméra a su se faire oublier.

L'avis de Tënk


"Coûte que coûte" est une véritable comédie dramatique, portée par le mouvement de la caméra embarquée et le montage tout en tension. Claire Simon fait corps avec les hommes et les femmes de la petite entreprise, patron et employés et elle les filme comme un groupe en lutte dont elle ferait partie. C’est cette proximité qui permet que le huis-clos de la cuisine de l’entreprise devienne la scène et les protagonistes les acteurs. Et que nous, spectateurs, emportés par le récit de cette bataille, nous mettions à réfléchir aux meilleures stratégies, à calculer les coûts et à croiser les doigts pour que les contrats suivent.

Madeline Robert
Programmatrice à Visions du Réel – Nyon,
productrice aux Films de la caravane


Cinéaste(s)


Claire Simon

Claire Simon

Née à Londres en 1955, Claire Simon a d’abord réalisé des courts métrages indépendants. Elle a ensuite découvert la pratique du cinéma direct avec les Ateliers Varan et réalisé plusieurs documentaires tels que "Coûte que coûte" (1995) et "Récréations" (1998), qui ont reçu plusieurs prix. Elle a écrit et réalisé trois longs métrages de fiction présentés lors de la quinzaine des réalisateurs à Cannes : "Sinon oui" (1997), "Ça brûle" (2005), "Les Bureaux de dieu" (2008). Parmi ses films les plus récents, on trouve "Gare du Nord" (fiction, 2013), présenté en Première au Festival du film de Locarno, "Le Bois dont les rêves sont faits" (2016), "Le Concours" (2017), Prix du meilleur documentaire cinéma à la Biennale de Venise 2016 et "Premières solitudes" (2018), présenté au Forum à la Berlinale. En 2019, elle raconte dans une série l’aventure surprenante du « village documentaire » ayant vu naître Tënk. Elle en sort également un long métrage : "Le Fils de l'épicière, le maire, le village et le monde" (2020). Le cinéma de Claire Simon s'amuse à brouiller les pistes entre documentaire et fiction. Elle traque le romanesque dans la vie réelle et insuffle du réel dans ses fictions.