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44'
France, 1967


Programmé par Pascal Catheland

Français (Québec)
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Histoire Classique Luttes



Résumé


En mars 1967 à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiaceta qui font partie d’une chaîne d’usines de textiles dépendant du trust Rhône-Poulenc. Cette grève a pris un aspect inhabituel par son refus de dissocier le plan culturel du plan social. Les revendications mises en avant ne concernaient plus seulement les salaires ou la sécurité de l’emploi, mais le mode de vie que la société imposait, impose à la classe ouvrière.

L'avis de Tënk


Aujourd’hui, 80 ans après le Front-Populaire, faut-il regarder ces deux films collectifs pour apprendre à douter ensemble ? Réalisé en 1984, 2084 propose une réflexion sur la liberté syndicale et ses perspectives à venir. Des ouvriers en lutte, filmés en 1967, prophétisent le mouvement qui vient : À bientôt, j’espère. Chris Marker milite, ici, toujours debout, pour une certaine persistance rétinienne, regarder, écouter, participer collectivement à la construction d’un futur plus juste.


Cinéaste(s)


Chris Marker

Chris Marker

Mario Marret

Mario Marret

Chris Marker nait en 1921 à Neuilly. Il débute des études de philosophie, vite interrompues par le conflit mondial. Après guerre, il travaille au sein de Peuple et culture, commence à écrire pour la revue "Esprit" et à réaliser ses premiers films dont "Lettre de Sibérie" qui le fit plus largement connaître. Écrivain, photographe, cinéaste et finalement artiste multimédia, Chris Marker est l'auteur d'une œuvre protéiforme et novatrice. Son goût pour l'expérimentation éclate dans "La Jetée" (1962), court-métrage d'anticipation annonçant ses thématiques de prédilection : le temps, la mémoire, la puissance des images. La même année, il tourne "Le Joli Mai", dans les rues de Paris, dans l'esprit du cinéma direct. La décennie 70 est marquée par des films engagés dont le plus célèbre, "Le fond de l'air est rouge" (1977), dresse un bilan des luttes des sixties tout autour de la planète. Dans ce sillon politique, il explore les liens entre mémoire individuelle et histoire dans "Sans soleil" (1982) puis dans des hommages posthumes comme "Le Tombeau d'Alexandre" (1993). Dans les années 1990, le plus souvent en collaboration avec le Centre Pompidou de Paris, il  conçoit plusieurs installations qui explorent les frontières entre réel et imaginaire. Il s'éteint à Paris à l'été 2012, faisant figure de référence pour les cinéastes contemporains.