Disponible en location
26'
France, 2018

Production : Ardèche images Association

Programmé par Jimmy Deniziot, Roxanne Riou



Résumé


C'est une lettre d'un père à son fils. Cette naissance questionne la paternité, l'exil et l'héritage dans un petit appartement qui devient, le temps d'un film, l'espace d'une rencontre de trois générations, séparées entre la Tunisie et la France.

L'avis de Tënk


Empruntant son titre à un récit de l’auteur palestinien Ghassan Kanafani, Dhia Jerbi développe, en les tissant à la beauté sèche de plans en noir et blanc et à des poèmes récités par son propre père, deux mouvements de la paternité : l’exil et la transmission. Le fils, devenu père, semble frappé de solitude, de douleur et d’abandon, vis-à-vis de l’aimée, de sentiments à recomposer, de sa propre place de fils, et d’un monde devenu étranger… Cette peine d’exil est combattue par ce dont le réalisateur hérite : le langage des ancêtres, un regard neuf sur un monde fragile — et la poésie, qui nous lie à la communauté humaine.

Jimmy Deniziot et Roxanne Riou
Pré-sélectionneurs pour les États généraux
du film documentaire - Lussas


Cinéaste(s)


Dhia Jerbi

Dhia Jerbi

Dhia Jerbi est un jeune cinéaste Tunisien, né en 1991 aux Émirats arabes unis, où il a grandi. Il est rentré en Tunisie en 2003. Après son baccalauréat et un an dans une école d’ingénieur, il a changé d’orientation et s’est inscrit à l’Institut Supérieur d’Art Multimédia de la Mannouba (Tunis) où il a obtenu une licence en réalisation et écriture cinématographique. À l’ISAMM il a réalisé plusieurs films d’école, notamment "Marhouja" (FIDCAMPUS, 2014). Il est ensuite parti en France pour s’inscrire à l’École documentaire de Lussas où il a réalisé trois films dont "Au pays des oranges tristes" (EGD, 2018). Le documentaire et la fiction s’entremêlent souvent dans ses films.