50 jours
13'
France, 2018

Production : Spectre Productions

Programmé par L'équipe éditoriale de Tënk

Mahorais
Français, Anglais

Champs-Élysées Film Festival 2019

Les films du Champs-Élysées Film Festival Festivals Essais



Résumé


Dans les Hauts de Mayotte, espace du secret, de la magie et de la fuite, hommes et chiens entretiennent un rapport filial, presque fusionnel d'espèces compagnes qui partagent un même territoire de transformation et d'autonomie. Smogi vit une relation particulière avec les chiens, mais aussi avec la puissance des éléments, la nature et les esprits malins qui la peuplent (les djinns). "Djo" croise différents régimes de croyance dans un syncrétisme sauvage où l'appel de la prière musulmane marque aussi le moment des retrouvailles avec les forces animistes et impures de la forêt.

L'avis de Tënk


Avec son obscurité omniprésente la quasi totalité du film, "Djo" nous immerge dans un autre monde. Un univers où les animaux et les hommes vivent dans un état de communion, où une forme de mysticisme nimbe chaque action et geste du quotidien et où le temps s’éprouve et s’étire différemment. C’est par Smogi, jeune Mahorais, que Laura Henno approche cet espace trouble. Le récit du jeune homme – empreint dans son rapport au religieux de syncrétisme – souligne son identification à l’un de ses chiens, Djo – "Personne ne lui donne d’ordre, personne ne l’attache, comme moi" – autant que la part magique entourant leur rencontre (Djo ayant été découvert auprès d’un grand kapokier, arbre supposé abriter les esprits des ancêtres). Les choix formels du film et son caractère elliptique se donnent alors comme l’illustration de ce monde mystérieux, définitivement insaisissable et secret.

 

L'équipe éditoriale de Tënk

 


Cinéaste(s)


Laura Henno

Laura Henno

Née en 1976, Laura Henno étudie la photographie à l’École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre à Bruxelles, avant d’intégrer le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, à Tourcoing – où elle s’initie au cinéma. Depuis plusieurs années, elle appuie sa démarche photographique et filmique sur les enjeux de la migration clandestine aux Comores, sur l’île de la Réunion, ou à Calais. Elle se confronte à la situation des migrant·es et des jeunes passeurs, avec une ambition documentaire réinvestissant le réel de potentiels de fiction et de récit. Elle a obtenu plusieurs prix pour son travail qui est par ailleurs exposé dans de nombreux musées, comme sélectionné régulièrement en festivals, en France et à l’étranger. Son travail photographique est représenté par la galerie Les Filles du Calvaire, à Paris.


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