Les films de Avi Mograbi

Fragments d’une œuvre

Fragments d'une œuvre, les films des grand·es auteur·rices de l’histoire du cinéma documentaire, de ses origines jusqu’à ses productions les plus récentes.

Avi Mograbi est né en 1956 à Tel Aviv. Issu d'une famille sioniste, il s’éloigne rapidement de sa tradition familiale.

Après avoir suivi des études d'art et de philosophie à l'Université de Tel Aviv, il réalise son premier film en 1989 : le court métrage Deportation. En 1997, son premier long métrage, Comment j'ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon, est un sévère pamphlet contre la droite israélienne.

Son œuvre est toute entière marquée par ses convictions politiques sans concession, et en particulier anti-sionistes (« Je soutiens sans ambiguïté l'existence de l'État d'Israël, mais j'estime qu'il ne doit plus être un État juif, mais un État pour tous ses citoyens à égalité »). À travers ses films il interroge sans cesse les grands mythes fondateurs de son pays, ainsi que le présent de celui-ci. Cinéaste engagé, il est aussi un expérimentateur permanent du langage cinématographique, jouant avec celui-ci, inventant des formes, se mettant en scène, à la fois réalisateur, acteur, directeur de la photographie, producteur et scénariste.

Reconnus mondialement, ses films ont tous été programmés dans les plus grands festivals internationaux : Cannes, Berlin, Venise, Rome, New York, Cinéma du Réel à Paris...


Retrouvez ici un entretien avec Avi Mograbi mené par Jean-Marie Barbe en août 2021 lors des États généraux du film documentaire, à Lussas. Dans celui-ci, le réalisateur parle de ses films et en particulier de son dernier, "Les 54 premières années - Manuel abrégé d'occupation militaire".

Les films




Les fragments d’une œuvre passés

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